Non conformiste.

« Parce que tout le monde le fait,  je le fais !» Analogue au catalogue !

Copie conforme !

Les adeptes de la mode suivent ce courant de pensée.

Dans les années 70, les pattes d’éléphant (pat’ eph’) étaient de mise pour les pantalons. Les cheveux aux épaules pour les garçons, les mini-jupes pour les filles. Aujourd’hui, c’est plutôt le contraire ! La coupe courte, voire même le crâne rasé et la barbe, sont pour la gente masculine. Les jeans troués  et le « ventre à l’air » pour les filles. La mode se démode…

Voilà donc l’exemple type des « moutons de Monsieur Panurge » ! Parce que les copains « sortent en  boîte », il faut que je fasse de même. « Parce qu’une boum est organisée pour l’anniversaire, il en faudra bien une aussi pour fêter le mien, par crainte de me sentir frustré ! »

Dans de nombreux domaines, notre société est remplie de stéréotypes.

Même en ce qui concerne les religions, celle-ci  n’est pas épargnée. Les traditions confortent les gens. Parfois même les pratiques n’ont aucun sens pour ceux qui les accomplissent. Mais parce que les ancêtres les ont effectuées et les parents aussi, il paraît indispensable de « suivre le flot », de faire de même pour se rassurer.

À la cour du roi de Babylone, sous le règne de Nébucadnetsar, le conformisme est obligatoire. Surtout quand l’ordre du roi devient décret irrévocable : « celui qui ne le respectera pas sera jeté dans la fournaise ardente ! ».

La liberté de culte et de conscience n’existe pas comme dans nos démocraties, dans cet empire. Il est exigé de se prosterner et d’adorer la statue du roi, en or, haute de trente mètres, au son de sa fanfare spéciale.
Mais dans la cour royale, trois  hommes refusent de se prosterner devant la statue en or. Sans doute par crainte, tout le monde obéit, tout le monde plie, tout le monde se prosterne et adore. Ces trois hommes, eux, restent debout !

Ils connaissent le seul Dieu vivant. C’est devant lui qu’ils se prosternent. Ils l’adorent lui et rien, ni personne d’autre. Ils sont conscients de leur identité.

C’est à ce Dieu qu’ils appartiennent et ils en sont les enfants. Ils connaissent ses promesses qui les poussent à proclamer qu’il est capable de les délivrer de la fournaise ardente et de la main de ce despote. Ils sont conscients de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs. Même si cela ne se fait pas, ils ont décidé de ne point ne se prosterner.

La soumission aux autorités n’est-elle pas acceptable que lorsque celles-ci demeurent dans le cadre du bien, du droit et de la justice ? Sinon : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » Comme l’apôtre Pierre le déclare aussi.  Ils sont donc non conformistes.

Dieu sait délivrer les hommes pieux de l’épreuve.

Jésus le Fils de Dieu, le quatrième homme, les rejoint dans les flammes. Elles ne leur font point de mal alors qu’elles tuent sur le champ les vaillants soldats qui  jettent ces trois amis dans la fournaise, chauffée sept fois plus qu’à la normale !

Schadrac, Méschac et Abed-Nego en ressortent fortifiés ! Leurs liens sont complètement consumés.  Leur exemple, qui nous parle encore aujourd’hui de vraie liberté, est loué même par le dictateur.

 

Pasteur Jean CIZERON