Seigneur, tu sais toutes choses !

L’Évangile nous enseigne sur la connaissance parfaite du Christ à l’égard de l’homme.

Rien n’échappe à celui dont les yeux sont perçants comme une flamme de feu.

Jésus connaît l’état de notre cœur. C’est ce qui fait dire à Jésus en voyant Nathanaël : « Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a point de fraude ». Et, au contraire, il dira aussi : « Allez et dites à ce renard… » concernant Hérode.

Quel contraste de moralités !

Il connaît la situation de souffrance, d’attente, de désespoir ou de bonheur dans laquelle nous sommes. Il est le seul capable d’y apporter des solutions efficaces.

Jésus connaît le sujet et le secret de nos paroles. Elles peuvent être remplies de tristesse, d’orgueil, et parfois peuvent être même considérées comme des « enfantillages »… C’est ce qui apparaît, lorsqu’un jour, Jésus demande à ses disciples le sujet de leur conversation. Ils venaient tout juste de discuter pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand ! Il les conduit alors sur le chemin de la vraie grandeur en plaçant un petit enfant au milieu d’eux. Le plus grand est donc le plus petit et le serviteur de tous !

Jésus connaît les chemins que nous devons emprunter. Il veut nous y conduire afin de les aplanir et de les élargir sous nos pas.

Un jour, il demande à ses disciples de se rendre à Béthanie. Ils doivent amener à leur Maître un ânon.  Il les rassure en leur conseillant de répondre : «  Le Seigneur en a besoin ! » si quelqu’un leur pose une question. Ils trouveront les choses comme Jésus les a prévues.

Jésus connaît aussi toutes nos lacunes et nos faiblesses. Il dit à Pierre : « Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois ». Celui-ci se croit fort, même plus fort que les autres ! En fait, Jésus le connait mieux qu’il ne se connait lui-même. Lorsque le coq chante, le regard de Jésus croise celui de Pierre. Il pleure alors amèrement en songeant à tout cela. Bientôt Jésus est couronné d’épines, flagellé puis livré pour être crucifié. Il donne sa vie pour les péchés de Pierre mais aussi pour tous les nôtres afin que nous soyons sauvés !

Jésus connaît le futur. C’est pourquoi il renseigne Pierre, son apôtre, et lui prédit la manière par laquelle il glorifiera Dieu par sa mort. (Jean 21 v 18-19).

Avec Jésus, notre avenir n’est inscrit ni dans les étoiles, ni dans les horoscopes. Il est déjà placé dans sa forte main.

Le roi David, dans le psaume 139, dépeint habilement cette connaissance parfaite.

Il déclare alors : « Une science aussi merveilleuse est au dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir ».

Elle l’encourage à prier ainsi : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »

 

Pasteur Jean CIZERON