David Cizeron et son épouse Béatrice

David Cizeron et son épouse Béatrice

J’ai eu la grâce de naître dans une famille chrétienne. J’ai baigné dans cette atmosphère. Je tiens à signaler que cela n’a jamais été une difficulté, une corvée, une barrière. J’étais même très heureux que mes parents soient des chrétiens fervents et authentiques. J’ai grandi avec un exemple : celui de mon père et de ma mère. Ils étaient bons, impartiaux vis à vis de leurs six enfants (moi, le cinquième de la famille). Ils nous aimaient. Sans nous obliger, ils nous ont entrainés dans leur aventure avec Dieu. J’ai donc grandi dans la conscience de la présence de Dieu et des œuvres glorieuses qu’il fait. Mon père nous racontait souvent les belles histoires de la Bible. Nous priions en famille. Dans cette belle et glorieuse aventure que le Seigneur avait confiée à mes parents, « j’aidais ». A 10 ans avec ma guitare, je jouais les cantiques dans l’église, j’agençais les salles pour les réunions de l’église, mais je n’étais pas converti. Je venais au culte, mais je n’étais pas converti. J’écoutais les prédications, mais je n’étais pas converti. Je grandissais ainsi. Malheureusement, j’ai été entrainé vers des choses qui ne sont pas belles, je n’étais pas converti. Mais Dieu m’a gardé du précipice. En rentrant à la maison, j’ai souvent vu mon père, à genoux, priant pour moi. A 13 ans, dans une assemblée de l’Eglise où la puissance de Dieu agissait, Dieu m’a baptisé du Saint Esprit. Ce fut une nouvelle grâce en ma faveur. C’était comme si le Seigneur me disait : « Tu es à moi ! Même si tu essayes de t’enfuir, tu es à moi ! ».

Les années ont passé. Parfois les nuits, je pensais au retour de Jésus. Je savais qu’il revenait. J’avais peur de ne pas partir avec lui. Il fallut que je prenne une réelle décision. Je me suis enfermé dans ma chambre, j’ai pris une feuille blanche et j’ai écrit tous les péchés que j’avais commis, autant que je puisse m’en souvenir et aussi loin que je puisse remonter. Je les ai confessés au Seigneur et en lui tendant ma feuille remplie, j’ai dit: « Voici ma vie, si tu peux en faire quelque chose ! ». J’ai ouvert alors ma Bible et j’ai lu ce passage de 1Jean 1 :9 : « Si nous lui confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité ». J’ai dit : « Seigneur, je crois que tu me pardonnes et que tu effaces tout ». J’ai pris ma feuille, remplie de mes forfaits, je l’ai déchirée et j’ai dit : « Si par le baptême du Saint Esprit tu m’avais dit : tu es à moi ! Aujourd’hui : Je suis à Toi ! ». Je me suis fais baptiser pour le pardon de mes péchés.

Dieu m’a appelé à son service. Mais j’ai d’abord refusé. J’ai poursuivi mes études en Métropole. Cependant l’appel de Dieu se faisait insistant. J’ai alors répondu : « Me voici ». Je me suis entièrement consacré à Dieu. C’est en janvier 1979 que je suis entré dans le ministère comme stagiaire, et en 1986, j’ai été reconnu pasteur. J’ai pu faire quelques études bibliques par correspondance qui ont été une bénédiction. Cependant c’est aux pieds du Seigneur que j’ai le plus appris et au contact de mon père qui a suivi ma croissance spirituelle.

Après plus de trente ans au service de Dieu je puis affirmer que Celui qui m’a appelé est fidèle. Je suis marié avec Béatrice et j’ai trois enfants Thomas, Timothée et Amandine.

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