En partie de fer et en partie d’argile.

En partie de fer et en partie d’argile.

« Tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible (…) Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces » (Daniel 2 :31 ; 34).

 

Devant cette statue à la tête d’or, lequel d’entre nous n’est pas amené à prendre la chose à cœur ? Notre vie, quelqu’en soit l’apparence ou la beauté, n’a-t-elle pas, elle aussi une base fragile ? N’est-elle pas tous les jours à la merci d’un choc sous lequel elle peut être brisée ?

Les doigts des pieds, en partie de fer et en partie d’argile, de cette statue représentent encore notre génération.

N’a-t-elle pas en elle-même quelque chose qui a la force du fer ? Pensons aux  puissances monétaires, scientifiques et techniques inégalées à ce jour ! Nous ne pouvons taire la course aux armements, en particulier celui de l’armement nucléaire.

Mais dans ce mélange, quelque chose s’apparentant à la fragilité et la friabilité de l’argile nous laisse perplexe.

Les nombreuses alliances humaines d’aujourd’hui ressemblent à cette réunion de l’argile et du fer. Elles ne fonctionnent pas. Tant sur le plan familial, social, politique, économique, monétaire, financier, et encore écologique, où l’on nous laisse croire que cela va s’arranger.Mais tout s’écroule et s’envole comme de la paille qui s’échappe d’une aire en été.

Les problèmes engendrés par la mondialisation ont révélé l’absence d’humanité et le manque de respect des valeurs élémentaires utiles qui  se nomment : partage, bonne conscience, liberté et respect du prochain.

Nos cœurs sont encore tous imprégnés de la chute des tours du 11 septembre, il y a 17 ans. Le terrorisme a marqué le début de notre 21ème siècle d’une trace indélébile. Qui aurait pensé qu’il s’inaugurait de cette manière ? Les auteurs de ces horreurs n’avaient pas eux-mêmes présagé, sans aucun doute, de telles conséquences.

Jésus, dans l’Évangile, nous parle d’une maison. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc (Matthieu 7 :25).

La vraie puissance face aux épreuves, aux crises, aux échecs et aux angoissants bouleversements que traverse notre société d’aujourd’hui est celle du Christ et de sa parole.

Le ciel et la terre passeront mais lui subsiste éternellement. Il est un roc spirituel solide sur lequel toute personne qui construit sa vie ne rougit point. Il est le rocher des siècles. La terre, les mers, les cieux périront, mais lui subsiste à jamais.

La base d’un édifice, d’une maison, d’un discours, d’une vie, d’une famille, d’une église… détermine toute sa stabilité.

En Jésus, l’âme du croyant se confie et trouve en lui la paix. Il est le roc inébranlable.

 

Pasteur Jean CIZERON